Le tribunal de première instance de Kénitra a condamné jeudi 14 étudiants de l’Université Ibn Tofaïl, impliqués dans des manifestations pour demander le report des examens. Parmi eux, dix étudiants, dont trois étudiantes, libérés provisoirement, et quatre autres détenus, ont écopé de deux mois de prison ferme et d’une amende de 500 dirhams chacun.
Le Syndicat National des Étudiants Marocains à Kénitra a réagi en dénonçant ce jugement. Dans un communiqué, il a affirmé que ces poursuites résultaient de « leur engagement clair dans une lutte étudiante légitime en faveur des universités publiques et de leurs acquis historiques ».
Le syndicat a également qualifié le procès de « biaisé » et de « simulacre visant nos camarades et toutes les personnes impliquées ». Il a appelé à la libération immédiate des détenus politiques et à l’abandon de toutes les charges contre les étudiants et militants.


